CAMl’lNE.
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cl d'écoulement des eaux pluviales a formé dans la Cam-piiie une grande quanlilé d’étangs, de petits lacs et demarécages. Les prairies artificielles de celle contrée nour-rissent de nombreux bestiaux qui sont très-recherchés.On y trouve aussi de nombreux troupeaux de moulonsdont la laine est estimée. A plusieurs reprises ou a vouludonner à la Campine une nouvelle importance par la con-struction d’un grand canal entre l'Escaut et le Rhin , et devoies de communications moins considérables destinées àfaciliter le transport des engrais. En 1G2G on proposa àl’infante Isabelle rétablissement d’une navigation directeentre Anvers et le Rhin ; un canal devait suivre la PetiteNèlhe, arriver à la Meuse près de Ruremonde, suivre cefleuve jusqu’à Yenloo et de là aller à Rinsberg. Isabelle filcommencer les travaux; mais en 1G28 on dut les aban-donner. Ce projet fut repris lorsque les conquêtes de larépublique française eurent réuni sous une même domi-nation les provinces belges et les provinces rhénanes. Desarrêtés des consuls, en date des 5 et 8 thermidor an XI(24 et 28 juillet 1805), ordonnèrent des éludes pour l’ou-verture d’un canal de l’Escaut à la Meuse , et de la Meuse auRhin. On se mit à l’œuvre dans celle dernière partie, maisune influence étrangère obtint qu’on renonçât à une en-treprise destinée à vivifier toute une contrée. La construc-tion du railway national ayant rempli en quelque sorte lebut qu’on se proposait jadis, on a conçu l’idée de fertiliserla Campine en y creusant des canaux destinés principale-ment à y déverser les eaux et à former, avec les rivières elles principaux ruisseaux canalisés, un système de navigationlocale, de dimensions restreintes et surtout économiques. Ceplan a reçu en 1842 l’approbation des chambres législatives.