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PROVINCE D’ANVERS.
sonne. Mais Rubens et Van Dyck moururent à uneannée d’intervalle, le premier en 1640, le second en 1641 ;leurs amis, leurs imitateurs et leurs rivaux tombèrentsuccessivement, Henri Van Baelen en 1632, ThéodoreRombouts en 1637, François Franck en 1642, DavidTeniers le vieux en 1649, Jean Van Hoeck en 1650,François Snyders en 1659, Daniel Seghers en 1660, Gasparde Crayer en 1669, Corneille Schut en 1676, ÉrasmeQuellyn et Jacques Jordaens en 1678, David Teniers lejeune en 1694. Ces nobles enfants d’Anvers n’eurent quedes successeurs dégénérés , et l’art suivit la décadence de laprospérité publique et l’affaissement de l’énergie moralede la nation. Plus tard, quand il parut 'que des joursmeilleurs allaient naître pour le pays, sous le gouver-nement de Marie-Thérèse, ce fut encore d’Anvers quesortirent les nouveaux chefs de l’école de peinture. AndréCorneille Lens, qu’on peut appeler le régénérateur de cetart en Belgique, mort en 1822, et Balthasar Ommeganck,excellent peintre d’animaux, mort en 1825, étaient An-versois. Et maintenant encore la plupart de ceux dontles premières productions nous promettent des chefs-d’œu-vre ne sont-ils pas de cette ville? 11 semble qu’il y ait dansles habitants de cette cité une aptitude naturelle à la cul-ture de l’art, et qu’il suffise de circonstances favorables poury faire naître des talents de premier ordre.
Dans le même local se trouve le Musée, le plus riche sanscontredit de la Belgique en toiles remarquables. On n’ycompte pas moins de quinze Rubens et des plus beaux :une Sainte Famille, dont ce grand homme fit cadeau à lasociété de Saint-Luc, ou corporation des Peintres, lors desa réception ; sainte Thérèse intercédant pour les âmes du