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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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ANVERS.

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ordre fondé à Anvers en 1345 et se vouant au soin desaliénés et des malades ; un grand nombre dhospices decharité, parmi lesquels nous rernarquerousrhospicede Saint-Julien, lon reçoit encore les pauvres voyageurs pen-dant une nuit; un hospice denfants trouvés, fondé en 1550;un hospice de garçons orphelins ; un atelier de charité, lon occupe à différents travaux des pauvres de toutsexe et de tout âge.

Le principal établissement dinstruction publique, celuidont la ville est fière à juste titre et que le gouvernementsurveille avec un soin spécial, parce quil est pour la Bel-gique une véritable pépinière dillustrations, lAcadémieroyale de peinture, sculpture et architecture, est placédans lancien couvent des Récollels. Celte institution sestsoutenue avec éclat pendant plusieurs siècles. Elle a sonpremier éciatà Quentyu Metzys, le forgeron devenu peintre(morten 1529), et àFloris ou Florenlde Vriendt (m. 1570).Adam Van Oort (m. 1641), Gilles Coignet (m. 1600),JMartiu de Vos (m. 1604), etc., avaient continué sa splen-deur, malgré le tort infini causé aux arts par les guerreset les dévastations , et déjà Wenceslas Coeberger (m. 1650)et Abraham Janssens (m. 1651) avaient produit des œuvresremarquables, quand un élève de Van Oort et dOthonVan Veen, Pierre-Paul Rubens, fils dun Anversois, mais à Cologne en 1577 pendant un voyage entrepris par sesparents, vint se placer au premier rang des artistes, étonnasa patrie parle nombre et la beauté de ses compositions, etdonna un nouvel élan à lécole flamande. Antoine VanDyck, le premier de ses disciples, atteignit à son tour lesplus hautes régions de lart, et se distingua surtout dansle portrait, genre dans lequel il na été surpassé par per-