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de sainte Catherine; au bas sont quelques saints, et entreautres saint Georges, qui est le portrait du peintre; la cou-leur de cette œuvre est vigoureuse et vraie et la com-position ingénieuse. A l’autel de gauche, Yan Dyck a peintsaint Augustin en extase devant Jésus-Christ ; à droite,à l’extrémité de la nef, est le Martyre de sainte Apolline,beau tableau dû à Jordaens.
Saint-Charles-Borromée, ancienne église des Jésuites, aété construite en 1614 sur les dessins du père jésuiteFrançois Aguillon, et non pas de Rubens, comme on le ditordinairement. Avant l’incendie qui le dévora le 18 juil-let 1718, cet édifice passait pour un des plus beaux con-struits par l’ordre ; il avait trois nefs et deux galeriessupérieures , soutenues par trente-deux colonnes de marbreblanc; les voûtes étaient formées de trente-deux plafondspeints par Rubens. Le seul balustre de marbre qui fermaitle maître autel avait coûté 40,000 florins. Il n’échappa àl’incendie que le grand chœur, deux chapelles et le por-tail. L’édifice fut relevé sous la direction du frère PierreHuyssens, et converti en paroisse après l’abolition de l’ordre.Le tableau du maître autel est une Assomption de Schut;sur les côtés, dans des niches, sont les statues de saintFrançois de Borgia, de saint Ignace, de saint François-Xavier et de saint Stanislas-Kotska , par Quellyn. A l’autelde gauche, est une bonne toile de G. Seghers, représen-tant saint Xavier à genoux devant la Vierge ; vers la droite,au-dessus du confessionnal, on voit une toile de Crayer ;Un cavalier à qui un prêtre présente l’eucharistie, et quitombe en approchant.
L’ancienne église des Dominicains, élevée sur un terraindonné en 1262 par Gérard d’Yssche et sa femme Ode