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PROVINCE D’ANVERS.
Un seul réussit, et son explosion occasionna la mort d’ungrand nombre d’assiégeants ; mais le prince de Parme eutle temps de réparer le dégât, et les tentatives tardives desAnversois et des Zélandais pour s’emparer des digues voi-sines, les couper et rétablir ainsi les communications de laville avec la Hollande, n’eurent pas le succès désiré. EnfinAnvers ouvrit ses portes au prince, qui y fit son entréele 17 août 1585.
La continuation des hostilités entre l’Espagne et les Pro-vinces-Unies, et plus tard le traité de Munster, qui fermaitl’Escaut aux navires venant directement de la mer, por-tèrent le coup de mort à l’opulence de cette cité, à laquellequinze ans de guerre avaient déjà causé un notable préju-dice. Des troubles, des maladies pestilentielles, l’émigra-tion des habitants les plus actifs, achevèrent sa ruine etla décadence de son commerce. Elle reprit quelque activitésous le régime français, et surtout pendant le court inter-valle de paix qui suivit la conclusion du traité d’Amiens.Nous parlerons plus loin des grands travaux exécutés auport par ordre de Napoléon. Sous la domination hollan-daise, la navigation prit un grand essor. Anvers souffritconsidérablement de la révolution de 1850; le bombarde-ment de la ville par la citadelle et la flottille hollandaisestationnant sur le fleuve , le 27 octobre 1850, fit essuyeraux habitants des perles considérables; le blocus du portpendant plusieurs mois ne leur fut pas moins funeste. Ilsrestèrent ensuite sous le coup d’appréhensions continuellesjusqu’à ce qu’une armée française, commandée par le ma-réchal Gérard, vînt investir la citadelle qui fut prise le 25décembre 1852 après un siège qui avait duré un mois. Laconstruction du chemin de fer, qui se prolonge de l’Es-