ANVERS.
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caut à Liège et au Rhin, rendra au port d’Anvers. il estpermis de l’espérer, une partie de son ancienne splendeur.
Ses industries les plus importantes sont le raffinage dessucres exotiques; la fabrication de tissus de soie , d’étoffesmêlées, de broderies; la chapellerie, le tirage d’or, la tailledes diamants, les constructions navales, etc. Le principalcommerce du port d’Anvers se fait avec l’Angleterre, laHollande, Hambourg, la mer Baltique, la France, lesEtats-Unis, la Havane, le Brésil, etc. Le nombre des na-vires qui y sont entrés en 1858 s’est élevé à 1,531 , jau-geant ensemble 257,000 tonneaux ; et le nombre de ceuxqui en sont sortis est monté à 1,538, jaugeant 255,000tonneaux. Il se fait en outre un grand commerce avec lesvilles de l’intérieur par l’Escaut, ses affluents et les canauxqui s’y rattachent.
Les places les plus remarquables sont : la place de Meir,irrégulière, mais grande et bordée de beaux bâtiments,parmi lesquels on doit citer le Palais du Roi, bâti parun particulier nommé M. Van Susteren et acheté par legouvernement français ; l’intérieur a plusieurs salles ornéesde belles peintures. — La place Verte, autrefois cimetièrede l’église de Notre-Dame, aujourd’hui entourée de bellesmaisons et de cafés ; le milieu est planté d’arbres et en-touré de chaînes attachées à des piliers de pierre bleue ;c’est là que se trouve l’hôtel du gouvernement, autrefoisrefuge de l’abbaye de Saint-Bernard et ensuite palais épi-scopal ; l’église de Notre-Dame orne le côté opposé. —Le marché aux Gants, que domine la tour majestueuse dela cathédrale , et où l’on voit un puits dont les ornementsont été faits au marteau sans le secours de la lime, par lecélèbre forgeron Quentin Metsys, qui depuis, pour obtenir