ENVIRONS DE N AUNES. «0
confectionnés avec des terres d’alluvion , sont renomméspour leur solidité; des brasseries, des chantiers de con-struction, des fabriques de cordages et de voiles pour vais-seaux, etc.
La section du chemin de fer qui joint Malines à Anvers,après avoir traversé de riches campagnes, arrive au Bupel,qu’elle passe sur un beau pont, près du château deTer-Elst,dont les gracieuses tourelles embellissent le paysage. Cechâteau dépend du bourg voisin de Duff'el (4,200 hab. ),ancien domaine des Berthout, dont une branche le trans-mit aux Hornes, puis aux Mérode. On y a bâti depuis peuun gracieux hôtel de ville, en style imitant le gothique.Il s’y trouve aussi un pont sur la Nètlie, qui a été détruità plusieurs reprises.
Un embranchement de peu d’étendue doit relier aurailway national la ville de Lierre (13,500 hab.), qui, parsa position sur une large rivière navigable et à l’entrée dela Campine, a pris de grands développements. Comme elleétait située au centre des domaines de la famille des Ber-thout, et dans l’espace intermédiaire entre les cités deLouvain, de Bruxelles et d’Anvers, les ducs de Brabant l’ontdotée de grands privilèges. Jean II, entre autres, y plaçaen 1508 le grand marché au bétail. En 1595, cette villefut surprise par un corps de troupes au service des Pro-vinces-Unies ; mais les bourgeois d’Anvers et de IMalinesétant accourus avec précipitation, le gouverneur parvint àrepousser les assaillants, dont la plupart périrent par leglaive ou se noyèrent dans les fossés.
Le plus bel ornement de Lierre est son église principale,Saint-Jean, appelée plus communément Saint-Gommaire,en l’honneur d’un prêtre qui y souffrit le martyre au vm e