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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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MALINUS.

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railles par lévêque de Liège iNotger vers 992, grandit insen-siblement, et vit croître son commerce, grâce à sa situationsur la I)yle et à proximité de plusieurs autres rivières na-vigables. Toutefois cette dernière circonstance lui occa-sionna de longs démêlés avec les villes voisines, parcequelle prétendait lever des droits sur les bateaux quitraversaient son territoire. Pour se soustraire à ces tributs et.à donéreuses coutumes, les villes de Bruxelles, de Louvainet dAnvers se liguèrent plus dune fois, et livrèrent souventaux bourgeois de Malines des combats sur terre et sur eau ,qui en toutes circonstances déployèrent une grande valeur.Malines serait sans contredit devenue une localité plusimportante, si, en sacrifiant quelques prétentions, elle eûtadmis dans son enceinte le canal de Bruxelles, celui deLouvain, et en dernier lieu la station centrale du cheminde fer.

En 1267, Malines, alors engagée au duc de Brabant, futassiégée par lévêque de Liège et défendue avec succès parW alter Berlhout en 1505 elle faisait passagèrement partiedu duché, quand le meurtre dun officier du prince, lécou-tète, attira sur elle les armes de Jean II qui venait de luidonner, au préjudice dAnvers, le droit détape du poisson,du sel et de lavoine. Un échec essuyé par les assiégeantsdétermina ceux-ci à changer le siège en blocus. En mé-moire de leur victoire, les assiégés instituèrent une pro-cession solennelle dans laquelle on portait, le mercrediaprès Pâques, les reliques de saint Bombaud ; on y voyaitjadis la bourgeoisie, habillée de blanc, tête et pieds nus ;mais linclémence de la saison nécessita labolition de cettecoutume. Une flottille anversoise ayant vaincu les vaisseauxque Malines envoyait en Flandre pour y chercher des vi-