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PROVINCE DE BRABANT.
dant quelque temps aux Halles, est établie depuis l’an-née 1723 dans un local qui appartint d’abord aux drapiers,servit ensuite d’arsenal à la commune et fut enfin cédéaux états de Brabant, qui y élevèrent une belle salle longuede 185 pieds , ornée de statues et de portraits. La collec-tion de livres imprimés qui s’y trouve est la plus considé-rable du pays.
L’Université de Louvain a longtemps été pour la Belgiqueune pépinière de savants; parmi ceuxqui reçurent le jourdans celte ville, on remarque les historiens Pierre Van Dievenou Divaeus, mort en 1581 , et Florent Vanderliaer ou Ha-raeus, mort en 1634; le médecin Béga; l’astronome Corné-lius Gemma, mort en 1579; le jurisconsulte Van Espen,mort en 1728. Divaeus nous a laissé une histoire de sapatrie à laquelle on n’a jusqu’à présent que bien peuajouté; Henri-Joseph Béga, mort en 1754, fut l’un despremiers médecins de son siècle, et celui qui le premier aétudié avec soin les rapports intimes des différentes partiesdu corps humain.
Il y a encore à Louvain un athénée ou collège commu-nal, une académie des beaux-arts érigée en 1800, unjardin botanique, une salle d’anatomie, un cabinet dephysique, de chimie et d’histoire naturelle. Parmi les col-lections particulières, qui sont en assez grand nombre,on place au premier rang le cabinet de tableaux de M. Van-derschrieck, riche en toiles de nos grands maîtres, ainsiqu’en productions des artistes de la nouvelle école fla-mande, dont M. Vanderschrieck est le généreux protec-teur. IM. Meynaerts possède une fort belle collection demédailles et de monnaies.
Les remparts de Louvain, dont la construction datait