LOUVAIN.
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grand lustre au temps de Juste-Lipse, alors que les élèvess’y comptaient par milliers. On sait de quels honneurs yétaient entourés les primas ou lauréats. Ses professeurss’étant montrés hostiles aux innovations de Joseph II, ceprince la mutila et transféra quelques cours à Bruxelles.La révolution brabançonne avait rétabli l’ancien étal dechoses, quand survint l’invasion française. Abolie pardécret du 4 frimaire an VI, l’Université fut rétablie par unarrêté du roi Guillaume, en date du 25 septembre 1816,établissant trois institutions de ce genre dans les provincesméridionales. Supprimée une seconde fois lors de la loisur l’enseignement supérieur, qui a réduit à deux le nombredes universités du gouvernement, elle s’est relevée bientôtsous le patronage du clergé, qui créa à Malines , en 1854,une institution de ce genre, transférée à Louvain en 1836.Plus de 600 élèves suivent aujourd’hui les cours de l’Uni-versité catholique.
On doit placer au premier rang des locaux occupés parelle les Halles, bâtiment dont une partie fut construiteen 1517 pour ser vir de bazar aux drapiers , et qui, cédé àl’Université en 1679, fut en partie reconstruit dans lesannées suivantes.
Les collèges du Pape, des Philosophes ou du papeAdrien VI, du Saint-Esprit, du Faucon, etc., se distin-guent par l’étendue et la somptuosité de leurs bâtiments.Dans un mur du collège Ten-Daele sont placés les loupsqui surmontaient autrefois la porte de la vieille enceintede la ville, à laquelle ils avaient donné leur nom. Ce sontdes morceaux de sculpture d’un travail grossier, mais cu-rieux à cause de leur ancienneté.
La Bibliothèque publique, fondée en 1656. placée pen-