BRUXELLES.
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cien patrimoine de la maison de Louvain fut réuni auxétats de Philippe le Bon et depuis occupa toujours le pre-mier rang parmi les provinces des Pays-Bas. Il n était jadispas de contrée qui eût de plus grandes immunités et deplus beaux privilèges. Sa joyeuse-entrée, pacte inauguralpar lequel le souverain, à son avènement, promettait aupeuple le maintien de ses franchises, est un monumentremarquable de l’antique amour de ses habitants pour l’in-dépendance.
La nature du sol dans le Brabant varie dans ses diffé-rentes parties et participe de celle des provinces voisines.Ainsi la partie occidentale offre une bonne culture et unterroir riche ; l’arrondissement de Nivelles se rapprochepour l’aspect de celui de Mons; enfin dans l’arrondissementde Louvain, sur les limites de la Campine, on trouvebeaucoup de bruyères. Dans ce dernier district, l’agricul-ture a fait depuis un quart de siècle d’immenses progrès.Le froment, le seigle , l’orge et l’avoine sont les principalesproductions du Brabant 5 on n’y récolte que peu de lin,de chanvre, de sarrasin, de tabac. Les bois, qui occupentenviron un septième du territoire, y sont d’un bon rap-port; les prairies nourrissent une grande quantité de bes-tiaux. La province est littéralement couverte de routes ; leroulage, la navigation, y sont très-actifs ; elle emprunteune grande importance de sa situation centrale et de lapossession de la ville de Bruxelles.
L’heureuse situation de la capitale du royaume de Bel-gique, sur une côte rapide dont le pied est baigne parla Senne, a depuis longtemps attiré dans ses murs lessouverains du pays ; la fertilité de ses alentours, la proxi-mité de la vaste forêt de Soignes, la salubrité du climat,