0 COUP D’OEIL GÉNÉRAL,
mètres ou 112 lieues, sur lesquelles 90 lieues sont ache-vées. La dépense totale s’élèvera à 153 millions de francs.Au commencement de l’année 1842 , il avait été transportépar le chemin de fer 11,707,402 voyageurs, qui avaientproduit une recette de 17 millions. Le transport des mar-chandises, qui n’a pris de l’extension qu’en 1839, acquiertd’année en année plus d’importance. La plupart des rivièresde la Belgique sont canalisées, et des canaux en grandnombre facilitent encore la navigation dans l’intérieur dupays.
La partie occidentale de la Belgique, c’est-à-dire les deuxFlandres, une fraction du Brabant et du Hainaut, sontd’une grande fertilité; le sol morcelé à l’infini y est cultivéavec le plus grand soin ; le froment, le seigle, la pommede terre, le colza, le lin, le chanvre , le houblon, sont sesproductions principales. Partout on rencontre des villagespopuleux, de beaux bois, des prairies , des vergers. Sur lesbords de la Meuse, le sol plus accidenté, plus rocailleux,est riche en productions inorganiques; la pierre de taille ,la pierre bleue, le marbre, le fer, le plomb, le zinc, lahouille, les ardoises, s’y trouvent à profusion. Moins favo-risées de la nature, la Campine, au nord-est du pays, etl’Ardenne au sud-est, contrastent avec les contrées voisines,l’une par ses immenses bruyères, l’autre par ses hauteursdésertes et boisées ou stériles.
C’est à la patience, à l’amour du travail, qualités distinc-tives du Belge, qu’est due la grande fertilité du pays.Autrefois nos contrées étaient presque en leur entier cou-vertes de bois et de marais. La forêt des Ardennes, quiexiste encore en partie entre le Bhin et la Meuse, la forêtCharbonnière, entre la Sambre et l’Escaut, et des bois nom-