Notice puéliminaire.' Le
heureux, cette correction ajoute au coefficient de ladilatation de l’air précisément ce qu’il faut pour qu’ildevienne égal à —. Quaut à la dilatation du mercure ,M. Laplace employa les valeurs qu’il avait obtenuesavec l’illustre Lavoisier dans un travail sur la dilatationdes corps, dont malheureusement il ne reste qu’un petitnombre de résultats. Enfin, il détermina le coefficientgénéral de la formule d’après les observations baromé-triques elles-mêmes , en combinant pour cet objet untrès-grand nombre d’expériences faites dans les Pyré-nées par M. Ramond ,avec un soin et une exactitude quine laissent rien à desirer. La valeur de ce coefficient aété confirmée depuis d’une manière directe parles expé-riences que nous avons faites M. Àrago et moi sur lespoids comparés de l’air et du mercure ; de sorte quetous les élémens de la formule barométrique , dontla recherche a coûté tant de travaux et de voyages,auraient pu s’obtenir directement et avec autant deprécision sans sortir d’un laboratoire de chimie. Laformule de M. Laplace , fondée sur des donnéesaussi exactes et aussi habilement combinées, ne pou-vait manquer de représenter les observations mieuxque toute autre qui n’aurait pas réuni ces avantages.Les épreuves rigoureuses auxquelles MM. Ramondet Daubusson l’ont soumise ont prouvé par l’expé-rience cette utile vérité. Il restait encore à rendreles observations comparables entre elles , quoiquefaites avec des baromètres différens. M. Laplace yparvint en montrant que les indications différentes deces instrumens , dans des circonstances d’ailleurj