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ferme une île ; il fournit au marché d’Eriyâiîune grande quantité de poissons exquis (1) ;son élévation au-dessus de l’Araxe expliquela position renversée de l’emblème.
§. VI. La lyre.
Un autre point extrêmement remarquablea la droite de l’Araxe , presque vis-à-vis dulacd’Erivan, c’est la haute montagne <M Ara-rat , formée d’un rocher solide , mais fenduen deux à son sommet par quelque convul-sion de la terre ; un sable aride en couvre labase (2). L’emblêine d’une lyre semble dési-gner cette montagne j car cet instrument separtage en haut en deux parties.
Cependant on peut supposer à cette cons-tellation un sens plus étendu. Il est à-peu-près démontré que l’Ararat est un volcan quia été autrefois en éruption. Le 22 janvier1785 , il recommença même à fumer et àlancer des flammes , selon le témoignage deM. Reineggs ( 3 ) : la lyre, outre le rapport
(1) Chardin, tome 2, page 222. In-8.°
(2) Tournefort, Voyage au Levant, tome 2, p. 34oet 368.
(3) Descript. du Caucase, tome 1 , p. 27.