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indiquant l’état ordinaire du fleuve. Cettepetite quantité d’eau contenue dans le vase,se trouve ensuite contrastée par une cas-cade immense représentée par un chevalfougueux qui court avec rapidité. Il déploieles ailes dont il est orné pour caractériserl’eau descendant de la cime du Caucase avecune Force et une impétuosité incroyables, etfranchissant de grands abîmes comme feroitun oiseau (1). La liaison de Pégase avec lepetit vase est clairement marquée , car cecheval appuie la tête dessus, ou sur la maindroite du verseau (2). En général, lesmasses énormes de neige qui se fondentau printemps , contribuent à ce changementsubit ; mais une autre particularité appar-tient spécialement au Caucase : ce sont des
( 1 ) L’emploi de la figure d’un cheval pour désignerla force et la rapidité , semble, en quelque sorte , tenirà la langue du pays ; car , dans l’ancienne Colchide,on rencontre assez près du Kour, une rivière qui porteaujourd’hui le nom de Dienniskali, qui veut direrivière du cheval, à cause de sa rapidité et de ses dé-bordeinens violens. Les géographes Grecs , selon leurusage, ont traduit ce mot par Hippos.
(a). Huic cervix dextrâ mulcetur aquari.
An. at., v. 29p.