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averses, et des pluies tombant par torrens,dont rien n’égale l’abondance ( i ), et quiaccélérant la fonte de la neige, détaclientmême des glaçons et une partie des rocherssur lesquels ils s’étoient formés (2). Les hautes
(1) On trouve dans le voyage de Struys , ( tome a ,p. 1 8 y ) , le passage suivant sur une averse , pendantson séjour à Chamakhi-: « A peine, dit-il, étions» nous sortis des coups de tonnerre , que nous y retom-» bâmes 5 et après avoir craint un embrasement géné -53 ral , nous nous crûmes sur le point d’ètre abîmés par» un déluge ; car il plut durant vingt-quatre heures» des torrens d’eau qui entraînoient plusieurs maisons30 et une infinité de personnes. Cependant l’air étoit33 enflammé ; le bruit du tonnerre effrayoit, et l’on ne33 savoit où s’enfuir ; tout le voisinage étoit inondé, »
(2) Il est assez singulier que la Mythologie ait établides rapports entre les Muses et Pégase , emblème descascades et des torrens qui se forment dans les hautesmontagnes. Les Muses liabitoient des montagnes cou-vertes de neige une grande partie de l’année, commele Caucase : telles que le Parnasse, le Pinde et l’Héli-con, ainsi que la grotte Corycienne , où il y avoit beau-coup de sources , et où l’eau dégouttait abondamment.Hippocrène devoit sa naissance à un coup de pied de Pé-gase , et ce cheval paissoit sur toutes les hautes montagnesconsacrées aux Muses ou dans les environs. Les Musesportent le nom de Pégasides , Hyppocrenides , Cory-