lettre mérite sa dénomination orientale deparadis des roses (1).
Le bouvier ou le laboureur, qui tient d’unemain un fouet ou un aiguillon pour piquerles bœufs, et de l’autre une faucille, est unemblème dont le sens n’est point équivoque.Les bœufs ont toujours été employés aulabou-rage dans le Chirvan ; on met jusqu’à cinqpaires de bœufs à la charrue , afin de fairedes sillons plus profonds (2), et la faucille estencore le seul instrument en usage pour cou-per les bleds. On laisse la paille jusqu’au-delàde deux pieds de hauteur, apparemmentpour s’épargner la peine de se courber enmoissonnant, comme le ditM. Bieberstein( 3 ) 5mais peut-être plutôt afin de donner plus defacilité pour battre le bled, en le dégageantd’une partie de la paille.
(r) Différentes espèces de rosiers , dit M. Biebers-tein, embellissent le pays , sur-tout la partie monta-gneuse. Dans les charmans environs de Kouba, nousavons, avec plaisir, apperçu la vraie rose à mille;feuilles des jardins ( ILosa centifolia ). Elle y fleuritau commencement de juin , dans les bois et les bos-cpiets. (Bieberst., p. 62.)
(2) Lett. Edif. , tome 4 ; p. - 3 -
( 3 ) Pag. 80.