( 93 )
du Nil en Egypte a été saisie par les mytho-logues , mais cette application qui paroissoiten effet claire et naturelle , s’il n’y avoit euque ce long serpent tout seul , auroit dû seprésenter comme moins heureuse si l’ons’étoit attaché à considérer cet emblème duNil comme inséparable du corbeau et de lacoupe. Par bonheur on a conservé intact ledessin primitif des deux images qui sont très-superflues par rapport au Nil , mais qui ser-vent merveilleusement à fixer la significationvéritable de tout le groupe.
§. V. Le bouvier ou le laboureur ?
la gerbe ou le tas d’épis , la vierge
et l’épi.
Ici la scène change comme par enchante-ment ; à des bêtes féroces , symboles desforêts, des frimas et de l’affreuse stérilité dudésert, succèdent des images agréables d’unedouble culture de la terre, celle du bled et duriz -, chacune analogue aux différentes situa-tions qu’offre le territoire fertile du districtvoisin du désert, ou l’étendue entre la rivièred’Atatchai et la ville deDerbend ; pays qui à la