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sont-elles muettes, spécialement par rapportaux deux peuples dont nous nous occupons ?
Il faut observer, en général, qu’il ne nousreste que peu de renseignemens sur les grandsempires de l’Asie , au-delà de sept à huitsiècles avant l’ère vulgaire. Il est donc im-possible de retrouver les traces des boule-versemens et des révolutions qu’ont subiesles anciens empires sur cette vaste étenduedu globe habité.
Mais la raison de ce silence absolu se trouveencore dans le voisinage des nations turbu-lentes , qui ont, à différentes époques, en-vahi ces contrées. Les irruptions des hordesinnombrables des Tatars sur la partie supé-rieure de l’Asie, sont constatées par le témoi-gnage de l’histoire. Pour arrêter ces débor-demens terribles, par-tout on éleva des rem-parts plus ou moins solides, tellement, ditM. de Pau, « que depuis le Borysthène jus-» qu’aux extrémités de l’ancien continent,33 la Tartarie a étl environnée, au sud, par33 une chaîne prodigieuse de retranche-33 mens (î). 33
(1) Recli. Phil. sur les Egyp. et les Chin. , tom. 2 f,p. 126 , (édit. 1773. )