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Selon le même auteur , « la grande route33 des Tatars, lorsqu’ils méditaient de sortir33 de la Scytliie, étoit jadis entre la mer Cas-33 pienne et le Pont-Euxin; ce qui lit qu’on33 se détermina à murer contre eux des gor-» ges entières du Caucase ; et on trouve en-33 core, dans le district des Souanis, plu-3» sieurs vestiges de cette maçonnerie (x). 33Delà, sans doute, la construction du murdont on voit des restes à Derbend, et sur-toutde la muraille de la Colcliide, appelée , parexcellence , mui'us validus (2) , et dont Gliai’-din, en 1672 , n’a jamais pu retrouver lesruines, parce qu’elles étoient cachées dansd’impénétrables forêts ( 3 ).
On voit donc que dès la plus haute anti-quité , les pays caucasiens et transoxans ontété souvent dévastés par les Scythes ou lesTatars, et l’on ne doit plus s’étonner que lesvestiges des sciences, des arts et de la richessede ces contrées aient entièrement disparu (4).
(1) Rech. sur les Egypt. , etc. , tom. 2 , p. 124.
(2) Banville , Géogr. anc., tom. 2 , p. 11 5 .
( 3 ) Chardin , Voyage , etc., tom. 1 , p. 35 , in- 4 .°
( 4 ) M. d’ühsson prétend que les Ottomans ont
adopté les anciennes armes des Touraniens. qui cousis-