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tique doit indiquer cette ville même. Ilparoî-troit donc indispensable, pour qu’une écre-visse de mer ou crabe pût désigner la villede Bakou, que cette ville soit, sinon entiè-rement , du moins en grande partie, placéeentre des rochers baignés par la mer.
Mais tous les voyageurs du dernier siècles’accordent à dire que cette ville a la formed’un triangle, dont un des côtés touche à lamer (1). Or, une telle situation ne semble pasjustifier l’emploi que nous voulons faire del’écrevisse, comme emblème de la ville deBakou. Voyons donc si cette situation atoujours été la même.
Il existe dans la mer Caspienne un mou-vement des eaux d’orient en occident, sem-blable à celui de l’Océan sur les côtes del’Inde (2). Forster qui fit un court séjour àBakou en 1783, rapporte que quand Hanwayvisitoit la Perse, « Bakou avoit une doublemuraille du côté de l’est, mais que la mu-« raille est maintenant détruite par l’action35 de la mer, et que ses fondations sont à
(1) Forster , Voyage du Bengale à St.-Pétersbourg,tome 2 , page 34 a.
(2) Asiat. Research., tome 5 , p. 72.