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Mais quel est Phonune qui veille quandtoute la nature se livre au repos, qui dansles ténèbres de la nuit, lève ses regards versle ciel, interroge les astres avec inquiétude,leur demande quelle route il doit suivre surl’espace immense qui n’oflre à ses regardsaucun point pour se reconnoître ? c’est lemarin. Sa vie, celle de ses compagnons,leur fortune commune, confiées aux élémensles plus perfides , le désir et l’espérance d’aug-menter ses richesses par un prompt voyage ;que de motifs pour observer , et pour obser-ver avec vigilance (1) !
Parait, s’ébranle, marche, élève à gros bouillons,
Avec un bruit affreux d’humides tourbillons;
Sur les flots écumans soulevés par l’orage ,
Elle sembloit venir comme un épais nuage ,
Qui poussé par les vents que j’entendois siffler ,
Toujours de plus en plus se liâtoit de rouler.
Mon cœur épouvanté trembloit à son approche ,
On eût dit que c’étoit une mouvante rocheQue Triton par un coup de sa fourche de fer ,
Tiroitdu plus profond des gouffres de la mer.
Irai, de l'abbé d’OlIVF.T.
(i) Adde gubernandi studium : pervertit in astraEtpontum cœlo conjunxit....
Manil. IV, Z77.
Fallasque sinistro
Affixus lateri , jam quœrit sidéra , opacœNociis iter .......
Virg. Eneïd. lib. 10, v. 160.