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faits, ce serait révoquer en doute les principesde chimie généralement adoptés, qui tousne sont établis que d’après les moyens ana-lytiques , que possède jusqu’à présent lachimie.
Mais supposé qu’il soit échappé aux sens,réactifs et instrumens une petite quantitéd’hydrogène, et que cet hydrogène soit mêmeà l’état d’hydrogène sulfuré, cela n’excluraitnullement la présence de l’azote sulfuré, vuque, dans cette supposition même, on de-vraitadmettre, que les eaux sulfureuses d’Aix-la Chapelle (*) contenaient, outre la petiteportion d’hydrogène sulfuré y supposée, unegrande quantité d’azoté sulfuré ; car il estabsolument impossible, que quelques atomesseulement de gaz hydrogène sulfuré, puis-sent produire la quantité prodigieuse desoufre, qui s’attache aux voûtes du grandréservoir d’Aix-la-Chapelle (**) quantité, quiexcède de beaucoup celle, que déposent lesautres eaux sulfureuses connues.
(*) Les eaux sulfureuses de Borcette sont dans lemême cas.
(**) C’est-à-dire , quand ce réservoir est bien fermé.