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leur température primitive ) laquelle cepen-dant devint sensible dans l’intervalle d’unmois, à mesure que je continuai d’électriser.(*) Toutefois on ne la remarqua jamais toutà coup, mais seulement peu à peu aprèsnombre de décharges, de sorte que l’œil neput fixer le moment où elle eut lieu : celajoint à l’observation, que dans le cours decette expérience on ne vit pas la moindretrace d’eau s’attacher aux parois de l’eudio-mètre, me fit soupçonner la formation d’acidenitrique.
Pour m’en assurer je commençai par fairepasser une grande quantité de gaz, tel qu’ilse dégage des sources sulfureuses d’Aix-la-Chapelle, dans une cloche remplie d’une so-lution concentrée de nitrate d’argent, placéedans une petite cuve de verre contenant lamême solution, afin d’en séparer le soufre,
(*") Dans ces électrisations tantôt je mettais l’excita-teur de l’eudiomètre en communication avec le conduc-teur d’une machine électrique, tantôt j’y déchargeais desbouteilles de Leyde fortement chargées, en approchantleurs boulons à l’excitateur de l’eudiomètrc. Ce derniermoyen parait être le plus efficace.