barré quelquefois par des réponses macaroniquesceux, qui ne cherchoient que de mettre les rieursde leur côté pour se divertir à ses dépens.
Mais j’aime mieux convenir avec Mr. le B.de Seckendorf*), que ce mélange de foiblesseshumaines n’empechoit point la force de sa voca-tion divine. Aussi pourroit-on battre en ruine undogme principal de l’église romaine, qui sçait adroi-tement distinguer le pape in Cathedra du papeen robe de Chambre, en cas qu’on voudrait com-battre la doctrine par les moeurs du docteur. Unegrandeur au-dessus de l’ordinaire n’a point ordi-nairement la pureté du médiocre, dit l’Abbé deRosnel après Longin, dans ses notes sur les Verssuivans de Pope:
J’aime mieux un auteur sublime et véhément,
Qui tombe quelquefois, mais toujours noblement,Que ces rimeurs craintifs gênés dans leur justesse,Où, si rien ne deplait, rien aussi n’intéresse.
Cochleus l’accuse d’avoir commencé sa refor-mation par Jalousie contre les Dominicains, qui semeloient de vendre les indulgences, dont l’ordrede S. Augustin étoit depuis long-tems en posses-sion, et que c’étoit par ce motif, qu’un Augustinavoit déclaré billon les indulgences d’un Domini-
¥ ) Mixtura humanae debilitatis, cujus minime immuniseral Lutherus, non impedit. vim spiritus divini. v. Seckendorf
in hist. Luth. L. H. c. 12. §. 33. p. 88.