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ordre, et regardé par-tout comme l’auteur de latragédie, s’étoit retiré à Leipzic, où il trainoit unevie languissante et même hectique, ce qu’ayant étérapporté à Luther, il le consola dans ses disgrâ-ces, et le conjura de ne point se chagriner pourune affaire, qui ne paroissoit pas tant une suite deses fautes, qu’une empreinte du Doigt du Seigneur*).
Quoique Luther fut Reformateur, il n’étoit nifanatique, ni enthousiaste, et sans être pédant sin-gulier et farouche, sa conversation étoit enjouée,son humeur vive, ses répliqués heureuses et fortes,et ses propos de table fort divertissans. Il man-gea bien et presque toujours en compagnie desçavans, ou de quelques Maîtres habiles comme deLuc Cranach**) le plus célèbre peintre de son
ther, et écrasa le pauvre Tczel par des reproches et mena-ces. Luther écrit là-dessus à sou ami Staupiz : Le Cardinalme quitta en m’embrassant, les larmes aux yeux, avec milleprotestations d’amitié, que je reçus avec un peu plus de re-spect que de crédulité. T. I. Ep. 140.
Vocaverat (Miltitius) autem ad se J. Tezclium, prac-dicatoni ordinis, autorem primarium liujus tragocdiac, etverbis minisque pontificiis adeo fregit liominem, ut tandemanimi aegritudine conficerctur, quem ego ubi hoc rescivi,ante obitum litteris benigniter scriptis consolatus sum, acjussi animo bono esse, nec raei memoriam metueret; sedConscicntia et indignationc Papac forte occubuit. Ce sontles paroles de Luther dans sa préf. du T. I. d’Altenb.
* ¥ ) Luc Cranach, dont nous avons encore les portraitsde L. et de sa femme, s’étoit avisé un jour de mettre leportrait de sa femme, avant que Luther songea à l’épouser,
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