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l’exposer à la critique maligne de ses Ennemis.Aussi faut-il avoir toute la bonne conscience qu’ilavoit, pour ne pas sauver les apparences avec unpeu plus de circonspection.
Il est aisé de voir par là, que Luther n’étoitpas homme à disputer avec les Cordeliers sur laforme de leurs Capuchons : et s’il a du soutenir, queles poulets sacrés dévoient manger et boire ensem-ble pour pouvoir prendre les augures *) : c’est quepersuadé, que les mistères les plus sacrés d’unereligion, qui fait préférablement à toute autre lebonheur' de l’état, ne doivent pas être aggrégés auxfariboles des Thomistes, Scotistes, Occamistes, etautres pédans en istes, il fit son mieux pourfaire revivre la saine et bonne doctrine des Egli-ses primitives, dépurer la Morale çt l’employerau bonheur général du Monde. Ceux même quin’ont pas adopté précisément ses formules, re-connoissent de plus en plus l’excellence de sonsystème, et ce tissu spirituel, qu’on nomme Hié-rarchie, ne recevroit pas des coups si furieux desFrançois et des Catholiques Romains, s’il ne leuravoit préparé le terrain. C’est déjà dans l’Es-
Y. la huitième lettre sur les Anglois: „Marïus etSylla, Pompée et César, ne se battoient point pour décider,si les poulets sacrés dévoient manger et boire, ou bien man-ger seulement, pour qu’on prit les augures." L’applicationà nos sacrés mistères sc fait d’elle même.