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pagne, qu’on ose penser à un tribunal ecclésiastique,qui jugera en dernier ressort les affaires litigieuses,dont un vrai reste de la barbarie Vandale fait ache-ter au prix de Millions la décision à Rome. FeuMr. le Comte de Plettenberg avoit conçu le mêmedessein pour l’empire, goûté par Charles VI. Maispour son malheur, et celui de l’Allemagne, il mou-rut précisément en allant comme ambassadeur àRome. Sans doute, que le ciel l’a puni de sespensées sacrilèges, disoit un Avocat de Rome.
Dans un petit traité, que Luther publia auCommencement de sa Reformation, sur la dig-nité, et les devoirs du Gouvernement*), ilcommençoit par en établir l’unité et à l’honneurde sa doctrine il n’y a pas Etat protestant, où l’u-nité physique et morale ne s oit le dernier ressort.Ses ennemis lui ont souvent reproché, qu’il se mé-loit mal-à-propos de reformes politiques, et quec’étoit pour attirer les princes dans son parti, qu’ilprétendoit ranger le Clergé au devoir de Sujets.Mais falloit - il donc n’enseigner qu’une Théologiesophistique pour éviter ces reproches? et un Roidevroit-il se faire moins aimer, pour ne pas fairesoupçonner sa condescendance d’un orgueil raffiné?
Je conviens, Mr., que c’est beaucoup que devenir au Monde à-propos, et que Luther ne ferait
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