volet de gauche en hommes d'une quarantaine d'années en-viron. Or, Nicolas, le second, naquit en 1518. Il s'ensuit doncque les tableaux ont été peints après le décès des parents. Nouspossédons, toutefois, une autre preuve pour établir que lesportraits ont été exécutés après la mort de Jean Micault et desa femme.
On se souvient que quatre personnes figurant dans lesdeux groupes de portraits sont marquées d'une petite croix:le père, la mère, le plus jeune des fils et la plus jeune desfilles. Ce détail tout particulier frappe vivement le spectateurattentif ; 011 se demande : quelle est la signification de cetemblème? La voici dans toute sa simplicité ingénieuse : lespersonnes caractérisées par la croix étaient déjà mortes aumoment où les portraits furent peints et on devait évidem-ment désirer les faire distinguer de ceux qui étaient en vie.
Ce fait nous explique pourquoi nous ne rencontrons pasdans les documents de la famille, tels que : actes de partage,de fondations pieuses, de relief de fiefs, lettres-patentes, etc.,les noms des deux plus jeunes enfants. Car à défaut des re-gistres de baptême, de mariage et de décès de l'époque, cesont là les seules sources où nous ayons pu puiser l .
Ce qui précède nous prouve donc que c'est à tort que lecatalogue du Musée royal qualifie Jean Micault et sa femmede donateurs du triptyque.
1 Ne sachant ce que sont devenus les documents de la famille Micault, c'estdans les archives ecclésiastiques et administratives que nous avons dû recher-cher les éléments de cette notice. Voici nos sources principales :
Les archives de l'église des SS. Michel et Gudule (S. G.) ;
Celles de la Chambre des Comptes de Brabant (C.) ;
Celles des Cours féodales de Brabant (B.) et de Malines (M.).
En renvoyant à ces sources, nous les indiquerons par les lettres placées ci-dessus entre parenthèse.,— Obéissant à un devoir de reconnaissance, nousremercions vivement M. l'abbé Iieelhoff de l'extrême obligeance qu'il a miseà faciliter nos recherches dans les archives de Sainte-Gudule C'est grâce à cedigne ecclésiastique, avantageusement connu par ses travaux historiques etarchéologiques, que nous avons pu enrichir cette notice de renseignementsprécieux, puisés dans ce dépôt, d'un accès sqdifficile aux profanes. (T. de R.)