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lité générale, elle est de beaucoup plus grise et plus sourdeque celle des peintures de cet artiste, ce qui n'est pas sansdonner aux personnages et aux paysages qui les entourent,un aspect beaucoup plus nature.
En résumé, nous pouvons dire que nos panneaux offrentdes qualités et des caractères de facture et de coloris si dia-métralement opposés à ceux de la peinture de Heemskerck,qu'il ne nous paraît pas possible, nous le répétons, de lesattribuer à ce maître ou à son école.
Quant à l'attribution à Pierre de Vos, elle ne repose suraucun document authentique, acte de vente, ou autre. Ellenous paraît avoir été faite absolument à la légère : l'on neconnaît actuellement aucun tableau de Pierre de Vos, dit levieux (1490-1567), qui fut franc maître en 1519, puis doyende la corporation de Saint-Luc, à Anvers, en 1536 l .
Il nous est donc impossible de nous livrer à une étudecomparative.
Dans tous les cas, nous estimons que, lorsqu'il s'agit detableaux et,en général, d'œuvres d'art des xv e et xvi e siècles,il est toujours téméraire de vouloir faire des attributionssans posséder de documents authentiques : la grande in-fluence des écoles, la routine dans le choix des sujets et dansla façon de les composer et de les rendre, a donné trop d'uni-formité aux œuvres de ces époques. Plus tard seulement, lesartistes s'émancipèrent de l'influence malheureuse qu'avaitexercée sur eux le parti-pris, suivirent librement leurs inspi-rations individuelles et produisirent ces œuvres si originalesjusque dans leur facture, qui n'ont besoin ni de signature nide certificat d'origine.
Tout ce que nous pouvons dire pour le moment au sujetde la détermination de nos deux volets, c'est qu'ils offrent
1 Voyez Ad. Siret, Dictionnaire historique et raisonné des peintres de toutes lesécoles (1883).