CHAPITRE PREMIER
R E N S E1G N E M E N T S DIVERS
Réception de bourgeois.
11 résulte de l'examen des documents des siècles antérieurs que, jusqu'au XVI e siècleet à teneur des chartes primitives, les étrangers qui avaient séjourné un certain tempsdans une localité, et qui avaient satisfait aux charges locales, pouvaient jouir des avan-tages communaux à l'égal des bourgeois du lieu. Chambrier affirme même qu'auXV' ! siècle on ne connaissait point encore la distinction entre communiers et habitants.
Cela vient de ce que la population était, à cette époque, très clairsemée, les forêtsabondantes et les pâturages nombreux; il était d'intérêt public d'attirer des étrangersdans le pays. Mais, à mesure que les habitants acquirent des propriétés et des droitssouvent chèrement payés, que les garanties réciproques de leur association devinrentplus précieuses, il leur importa davantage de ne pas être compromis par des engage-ments pris au hasard envers de nouveaux venus ; il parut naturel que ceux qui voulaiententrer dans la communauté payassent leur part des biens et des droits acquis parleurs devanciers, et même que personne ne pût y entrer sans l'assentiment des membresanciens.
Dès le XVII e siècle, une somme est fixée pour l'achat de la bourgeoisie. Cettesomme a varié suivant les époques.
Nous relevons dans les manuels du Conseil de Ville et dans les Règlements quelquesmentions sur ce point.