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Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
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XXXVII
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XXXVIX

celai des trois états de Brabant, celui des magistratsd'Anvers, celui des Archiducs n'ont de valeur qu'entant qu'il sont fondés sur le témoignage de PhilippeRubens lui-même. L'acte de brabantisation est calquéentièrement sur la pétition de Philippe Rubens, dontil reproduit le contenu dans les mêmes termes. Larecommandation des Magistrats d'Anvers en faveur deleur protégé, leur a été inspirée par celui-ci même etdevait s'accorder exactement avec ses aveux, pour qu'on yajoutât foi. Les lettres de naturalisation données par les Ar-chiducs 11e sont que la confirmation de l'acte des étatsde Brabant. Tout repose donc sur le témoignage duparti intéressé. Celui-ci, dans sa pétition, ne s'en rap-porte à aucun acte de naissance ou de baptême, et,selon M. Du Mortier, il était de toute impossibilité d'enproduire un : pour toute preuve il n'y a que son affir-mation. Au lieu de quatre ou cinq il n'y en a qu'une.Si Philippe Rubens s'est trompé lui-même ou s'il a voulutromper le monde au sujet du lieu de sa naissance, lacontroverse reste indécise comme auparavant.

M. Du Mortier m'a opposé son axiome physiologique:qu'à l'exception de Minerve, tous les enfans sont nés deleur mère, non de leur père. Je lui répondrai par un autreaxiome également incontestable. Même depuis l'événementmythologique auquel M. Du Mortier fait allusion, et àl'exception peut-être de Minerve, il n'a pas existé d'en-fant au monde qui se soit souvenu, avec parfaite con-naissance de cause, en quel endroit de la terre il a vule jour. Ce sont ses père et mère ou ses parens quil'ont renseigné à ce sujet. Si ceux-ci ont eu quelquemotif impérieux pour déguiser la vérité ou pour imposer àleur enfant le devoir de la déguiser, il en résulte néces-