XXXVIII
sairement qu'une tradition absolument fausse s'est pro-pagée jusqu'à nos jours.
Nous avons essayé de contester les « motifs graves et«sérieux» qui, d'après M. Du Mortier, avaient forcé MarieRubens à aller faire ses couches loin de son domicile. Pournous, il est bien plus facile de supposer des motifs graves etsérieux qui l'ont déterminée à ne pas dire la vérité à sesenfans. Pour réussir à tromper le monde il faut com-mencer par tromper les siens. Que Marie Rubens aittaché de tromper le monde, pas de doute. L'épitaphede son époux dans l'église S. Pierre à Cologne le prouve.M. Du Mortier lui-même reconnaît tout « un système»de pieux mensonges admis avec un remarquable esprit»de suite, afin de dissimuler l'emprisonnement et l'in-» ternement du père pour jeter un voile impénétrable» sur le déshonneur de la famille '). » M. le docteurEnnen conviendra également, après tous les documensque j'ai produits, que la veuve Rubens a eu la hardiessede constater, sur un monument public placé dans uneéglise, un fait dont tous les amis du décédé connais-saient la fausseté, et que le révérend curé de St. Pierre a dûconniver à l'abus qu'on faisait de ses pierres sépulcrales,ou que lui-même en a été dupe. 2 ). El puis- n'en a
1) Du Mortier , 1. c., p. 47.
2) Ennen, 1. c., p. 26. * Backhuizen sagt in Betreff dieser Worte,//die Witwe habe hier durch einen fromme Luge den Weg gefunden, die// Nachwelt iiber die Schicksale ihres Mannes irre zu leiten. Man wird// aber in gerechte Riïcksicht nehmen miissen das die Grabschrift nicht» allein fur die Nachwelt bestimmt war. Und da wird man doch wohl// nicht an nehmen diirfen, die Witwe Rubens liabe sich erdreistet auf einen// ôffentlichen Denkmal eine Behaupiung auf zu stellen, von deren Unrich-» tigkeit jeder Bekannte des Yerstorbenen iiberzeugt war. Der Pfarrer von// St. Peter wurde sicher nicht zugegeben haben , dass in seiner Kirche die» Leichensteiue zur Verbreitung von offenen Unwahrheiten missbrauchth werden sollteu. f