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Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
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Je regrette de devoir commencer par un démenti for-mel aux assertions de M. Du Mortier. Philippe Rubensne dit pas que lui seul fût né à Cologne et, par con-séquent , que son frère Pierre-Paul n'y fût pas né ').Il dit tout le contraire dans sa pétition adressée auxtrois états. Voici ses paroles, d'après la traduction de M.Piot : « Son père a demeuré quelque temps à Cologne,» où il procréa encore de sa femme quelques cnfans et» nommément le suppliant 2 . » Mais — réplique M. DuMortier — Jean Brant le beau-frère de Philippe Rubensaffirme que tous les frères et soeurs, et, par conséquent,Pierre-Paul sont nés à Anvers. Il y aurait donc contra-diction flagrante entre les affirmations de Philippe Rubenset celles de son biographe. — Remarquez que le mot tousn'est qu'une glose de M. Du Mortier. Jean Brant dit quele magistrat d'Anvers avait déclaré que les frères , lessoeurs, les parens de Philippe étaient nés à Anvers 3 ) :et c'était la vérité. De sept enfans de Jean et MarieRubens, les deux filles y avaient vu le jour: il en étaitde même des deux frères aînés de Philippe Rubens. Maisce n'était pas toute la vérité. Philippe et ses deux frèrescadets étaient nés ailleurs. Du reste-il y eût, même encontradiction entre le récit de Philippe et celui de sonbiographe, qui du reste ne faisait que rapporter l'asser-tion du magistrat d'Anvers, ne faut-il pas attacher leplus de crédit au témoignage de Philippe lui-même ?

Car c'est bien là le point essentiel. Tous les témoi-gnages produits par M. Du Mortier, celui de Jean Brant,

1) Du Mortier , 1. c., p. 47.

2) La traduction de M. Piot est parfaitement exacte : Le texte Fla-mand porte : v tôt Ceulen alwaer h y alnoch eeniglie kinderen Ly zyne huys-» vrouwe heeft gecregen ende namentl. den Suppléant. »

3) Vit a Philippi Ilubeni , p. 118.