Druckschrift 
Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
Entstehung
Seite
XXXV
Einzelbild herunterladen
 

XXXV

deux fois loin de sa famille , loin de ses pénates ').

Et;, remarquez-le bien, c'est encore à peine qu'il at-teint le but de sa supercherie. Vous me direz que depuisle schisme des Donalistes, l'église n'a jamais contestéla validité du baptême des hérétiques; qu'un homme telque Jean Rubens, placé dans les circonstances où il setrouvait, aurait pu y soumettre ses enfans, moyennantla réserve mentale de les élever dans la foi de leurspères. Non, ce n'est que sur ce point que Jean Rubensest tenace. 11 vent non seulement que ses enfans soientbaptisés à l'église Catholique; il faut que ce baptême sefasse à la dérobée, et (pie les investigations les plus sévèresne puissent découvrir l'acte religieux qui s'était accompli.«Les enfans — dit M. Du Mortier 2 ) — devaient être«baptisés en cachette, sans même être inscrits sur les» baplislaires. » Mais Rubens n'en était pas maître. Soit:admettons que la pieuse Marie Pypelincx, toujours tropdocile à l'égard d'un mari indigne d'elle, ait trempédans ce jeu hypocrite: il lui aurait fallu encore d'autrescomplices: les prêtres de Cologne cl d'Anvers qui succes-sivement avaient administré le sacrement aux enfans deRubens. Les lois écclésiastiques leur imposaient le devoird'enregistrer les enfans baptisés ainsi que leurs parrains,le baptême se fût-il même fait à la dérobée. Ces prêtresauraient-ils contrevenu aux ordonnances canoniques enfaveur d'un homme qui avait scandalisé l'église, d'abordpar son indifférence, puis par ses méfaits?

Exposer l'argumentation de M. Du Mortier, c'est lacondamner. Mieux vaut cependant l'examiner dans sesdétails avant porter un jugement définitif.

1) Du Mortier , 1. c. , p. 45 et passim.

2) Du Mortier, 1. c., p. 41.