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11 y a dans cette lettre plusieurs détails curieux sur laposition de la famille Rubens à Sicgen. Nous l'avonsreproduite en entier dans les pièces justificatives 1 ). Icinous n'en citerons qu'un seul passage: «Dernièrement» m'ayant votre receveur faict demander si je voulois«convenir avec luy du vin et blé que nous prenderions»cn payement de nostre pension, je allove deux ou trois«fois pour le trouver en sa maison et celle du kelner,«n'y pouvant aller ma femme pour la maladie de nostre«enfant.» On le voit bien; c'était sur elle que retom-baient toutes les exigences du ménage: c'était elle quiallait en ville pour soigner les intérêts de la famille,c'était elle qui s'adressait à ceux avec qui Jean Rubens,par suite de l'interdit dont il restait frappé, ne pouvaits'aboucher. Gomment, je vous en prie, cette femmeaurait-elle pu prendre ses loisirs ailleurs et continuer sonétablissement à Cologne, lorsque tant de soins incessantsla réclamaient auprès des siens à Siegen?
29 Décembre 1573. Lettre de Marie Rubens au comteJean. — Répétition à peu près de la lettre de son maridu 17 décembre. Nous y apprenons deux choses: 1°. QueMarie se vante que c'était « principalement en contem-«plation d'elle que le comte avait usé de grâce avec«son mari.» 2°. Que l'interdit d'aller à l'église avait étéstrictement maintenu. Marie Rubens se plaint que «depuis«tantôt cinq ans son mari avait été débouté de se trou-» ver avec les fidèles aux sainctes assemblées. » 11 estvrai que dans celte lettre Marie Rubens ne sépare passon sort de celui de son mari ; mais il est à remarquerque ces épanchemens ingénus d'un noble coeur, qui
1) Voir pièces justificatives, nb IX,