XII
donnent tant de relief à ses lettres antérieures, 11e seretrouvent plus dans celle-ci. Sa plume a subi la dictéede son mari; elle ergote, et, d'émouvante qu'elle était,elle finit par devenir insupportablement pédante.
15 Mars 1575.—Lettre de ,1. bubons au comte Jean.Si je me suis écarté un instant de l'ordre chronologique,c'est que cette lettre forme un ensemble avec les suivantes.
25 Mars 157G. Marie Rubens au comte Jean.
28 Mars 1570. Décision du comte Jean sur la lettrede Marie Rubens ').
Ces trois pièces ont rapport au même fait. Dans lapremière Rubens réclame la permission de fréquenterl'église. Des détails qu'elle contient voici le plus inté-ressant. Rubens y constate s'être réconcilié avec l'églisechez le comte Jean. C'est bien l'église protestante, puisquechez le comte Jean il n'en existait pas d'autre.
Dans la seconde pièce Marie Rubens appuie la requêtede son mari, surtout celle du 17 décembre. Elle réclamepour lui la liberté de se promener dans les environs deSiegen et d'assister aux saints ollîces. Le ton de la lettreest parfois hautain et confirme ce que nous avons dit ausujet de la lettre du 20 décembre 1575. Lorsque Marie Pype-lyncx y fait appel à l'histoire Romaine, afin d'obtenir pourson mari «une province entière ou plusieurs» pour lieud'exil, c'est bien le bout du bonnet doctoral de sonsavant époux qui perce à travers les élans sincères deson amour Gonjugal.
Un ton pareil n'était peut-être pas celui qui convenaitpour fléchir la rigueur du comte Jean. La concession,
1) Voir pièces justificatives, n°. X.