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Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
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rte mort et rte confiscation rte ses biens. Dans celleconfiscation seraient compris les 6000 éens (pie sa femmedevait déposer comme caution, — et même, en cas rteculpatilité, tous ses biens. — Seulement, en cas queson mari trépassât en état d'innocence, ou qu il dûtrentrer en prison sans avoir violé les conditions po-sées, la somme engagée serait restituée à sa femme. Dece capital on lui payerait en attendant une pension an-nuelle rte cinq pour cent d'intérêts, pour l'entretien rtesa famille.

Tandis que dans la prison de Dillenbourg, M. le doc-teur Jean Rubens épuisait son érudition juridique pourélaborer ce projet d'arrangement, son infatigable épouseexerçait ailleurs son activité. Dans l'espoir que ses voeuxse réaliseraient, elle se mit à l'oeuvre afin de pouvoir satis-faire aux conditions projetées. Retournée à Cologne, elle yramassa à la hâte 2000 écus et se mit en règle pour leversement du reste de la caution l ). Ce fut alors peut-être qu'elle transporta ses bagages de Cologne à Siegen,où elle s'installa provisoirement avec ses quatre enfansdans l'auberge de l'endroit.

Rentrée définitivement dans le comté de Nassau, sespremiers soins furent d'y trouver une habitation con-venable. Quoique Siegen eût été destiné en premier lieuau séjour de la famille Rubens, il paraît qu'un instant onavait changé d'avis. On fit savoir à Marie Rubens qu'aulieu de Siegen, ce serait Herborn, petit endroit dans le voi-

1) Voir pièces justificative, n°. IV. Je dois faire observer que presquetoutes les lettres écrites par Jean ltubens au Comte de Nassau dans laprison de Dillenbourg n'ont point de date. C'est que le prisonnier leur avoulu donner plutôt la forme de requêtes. Il faut supposer que le moisdont il s'agit dans la pièce à l'appui est le mois de mars, tout au pluscelui d'avril.