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sinage, qui devait être sa résidence prochaine. Elle s'yconforma; mais Herborn lui refusa un asile. Les proprié-taires de la maison désignée à Herborn firent difficultépour la céder. Repoussée vers Siegen, elle dut de nou-veau s'y mettre à la recherche d'un abri pour les siens.La chose n'était pas sans inconvénient. La ville de Siegenregorgeait d'émigrés que les persécutions du Duc d'Albeexpulsaient non seulement du sol des Pays-Bas, maismôme au delà des territoires limitrophes. Puis, unsinistre soupçon planait sur l'exilée dont le mari setrouvait aux arrêts. L'intervention du comte Jean dut.être implorée, afin que soit l'Amman de Dietz, soit lesecrétaire du comte, lui louât sa maison. En produisantles pièces authentiques, nous laissons à nos lecteurs lafaculté d'opter entre les deux demeures 1 ). Quant à moi,je me prononce pour la première. L'exactitude avec la-quelle M. le docteur Ennen a suivi les migrations de lafamille Rubcns à Cologne servira peut-être d'exempleaux antiquaires de Siegen pour définir le lieu de sondomicile en leur ville.
Enfin l'heure de la délivrance, délivrance, il est vrai,très-relative, avait sonné pour Rubens La maison étaitloucc, les six mille écus de caution versés. Marie Rubens,la bonne ménagère, avait même eu soin de s'acquérirun jardin potager, afin de subvenir aux nécessités duménage. Restait le mari en prison. Les époux firentappel à la piété du comte Jean, et le supplièrent devouloir bien élargir son prisonnier à l'époque môme oùla chrétienté «célébrerait ses Pasques de Pentecoste «."Je prie» — dit Jean Rubens — «pour la passion de
1) Voir pièces justificatives, n°. V,