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1 (1890)
Entstehung
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525
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les Bourguemaltres ifc le Conseil, qui ne dösirent qae l'union & lapaix, sans faire attention ä la fayon inddcente dont le Memoireetoit produit, le reQurent & promirent d'y faire reponse. En effet,M. le Bourguemaltre Dauven ne cessa pas depuis ce jour-la detravailler a präsenter son Administration sous le jour le pluslumineux. II rendit compte de sa gestion, & repondit ä toutesles plaintes de ses Adversaires avec une elarte & une simplicitödont l'innocence seule sait employer le pinceau, & il fit voir queees plaintes etoient pour la plupart mal fondees, & qu'il dtoit aisede remödicr d'un commun aceord ä ce qui paroissoit effaroueher.Pour eclairer tous les snjets de la Republique, il fit imprimer saReponse, & la fit distribner ii tous ceux qui ddsirerent d'en avoirdes copies.

Une conduite aussi moderne devoit, sans doute, rapproclierde lui ses ennemis; rnais ils n'en devinrent que plus acharnös.Oes griefs n'etoient, qu'un pretext.e; on detruisoit le nuage del'illusion: la fureur augmenta. Les Novateurs firent imprimer &distribuer avec profusion un Memoire contre rAdministration, danslequel toute leur animosite se devoile, & ou l'on ne voit que lestyle & les armes de la passion.

Le Memoire du Bourguemaltre avoit frappe: le leur n'inspiraque de l'indignation: leurs Prosdlytes les abandonnoient, & il neleur restoit que la honte de la tentative. Le nouveau parti secrüt perdu: il ne lui restoit que le vil moyen de la süduction, &il l'employa. A mesure que chaque Corps devoit s'assembler, onen sollicitoit tous les Membres. Chaque maison de ce nouveauparti etoit devenue une taverne, oii l'on faisoit boire toute lajournüc les ouvriers que l'on deffrayoit par- de leur travail, &dont l'ivresse oeeasionnoit des desordres que la police la plus exaetepouvoit. ä peine contenir. C'etoit dans ces bacchanales que l'oncarressoit chaque individu: on serutoit son ame, on s'informoit desa Situation, & on s'offroit de subvenir ä ses besoins. II n'est paseoncevable ä quel prix quelques-uns d'entr'eux ont mis leur voix;mais rien n'arrctoit: on ne marchandoit pas, & teile exorbitanteque füt la demande, on se croyoit encore trop heureux d'acquerirpar cette voie d'iniquite de nouveaux Sectateurs. Lorsqu'on etoitassurd de la majorite des suffrages, 011 attendoit l'instant de lanomination avec tranquillite, & la voix integre de la vöritd, ötoitetouffee par les clameurs hardies de la seduction.

Chaque corps de mötiers s'assembloit ordinairement avectranquillitö, donnoit sa voix, se retiroit ensuite pour vaquer a sesaffaires, & sembloit pöndtrd de la dignitö du ministere qu'il venoitd'exercer. Aujourd'hui on cabale jnsqu'au moment de l'assemblde,

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