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trature, ou leurs descendants. Les premiers d'une famille qui parvenaient auxcharges s'appelaient Novi homines, et les descendants de personnes qui les avaientpossédées et qui venaient eux-mêmes à les exercer, étaient les Vete'res homines.Ainsi, toutes les maisons de chevaliers n'étaient pas patriciennes ou noble^, nitoutes les familles plébéiennes, roturières. La noblesse était annexée aux charges,et ne s'acquérait point par argent. Il était de tradition que Romulus avait in-stitué, pour ses conseillers, cent personnes distinguées par leur expérience et leurmérite, qui furent appelés Senatores (vieillards) ou Patres , pour marquer le res-pect qui leur était dû. Dans les premiers temps, la dignité de sénateur ne sedonnait qu'aux patriciens, c'est-à-dire aux descendants des premiers sénateurs.Depuis, les consuls choisirent parmi les chevaliers pour remplir les places va-cantes, et ceux-ci furent appelés Patres conscripti. Les chevaliers furent primiti-vement institués pour servir dans les armées. L'Etat leur devait un cheval, dontils avaient l'entretien, d'où leur est venu le nom qui les distinguait, aussi bienque l'anneau d'or. Dans la suite, la qualité de chevalier devint plutôt un titred'honneur que de profession, et le principal emploi des titulaires était de tenirles fermes de la République et de lever les impôts, ce qui leur valut le surnomde Publicains. Les chevaliers formaient donc l'ordre intermédiaire entre le sénatet le peuple. La qualité de chevalier s'acquérait par argent et se perdait parl'épuisement du revenu, que pouvait constater la capitation quinquennale. Leschevaliers ruinés redevenaient roturiers, ce qui se formulait par les mots : Inœrarios referri.
Les Gaulois étaient partagés en trois ordres : les druides, les nobles et le peuple.La guerre était le partage de la noblesse, et, pour parler selon César, la puissancede ses membres se mesurait sur le nombre de clients qu'ils menaient à leursuite. Les principaux avaient quelquefois jusqu'à dix mille clients qui se dévouaientaux intérêts de leur patron, qui ne le quittaient jamais, partageant sa bonne etsa mauvaise fortune, vivant de ses bienfaits, ayant part à ses richesses et à toutesles dépouilles opimes. Chaque cité, toutefois, avait son président ou roi qui, sousle titre de Vergobert, exerçait des fonctions temporaires ou à vie ; il était choisipar les druides dans l'ordre de la noblesse, où se recrutait le sénat. On sait que,chez les Gaulois, les femmes n'étaient point exclues des charges qui conféraientla noblesse : elles avaient part au gouvernement ; au temps d'Annibal, ellesjouissaient encore de ce droit, puisque l'on trouve, dans un des articles de sontraité avec les Gaulois, que si un Carthaginois reçoit quelque outrage dans lesGaules, l'affaire sera portée au tribunal des Gauloises.
Sous la domination romaine, en tête de la société gallo-romaine, étaient lesnobles, Clarissimi, dont les familles avaient fourni des sénateurs ou de grands di-gnitaires à l'Empire. Ils étaient affranchis de tout tribut. Les insignes de leurrang étaient la clave, bande de pourpre cousue sur la tunique, et la trabée, man-teau blanc rayé de pourpre, et qui se posait comme la clamyde athénienne.
On a dit que les Francs, en envahissant les Gaules, y avaient apporté une dis-tinction de caste privilégiée, partage de quelques-unes de leurs familles. Cetteopinion, niée par l'abbé Dubos, est vivement soutenue par Montesquieu. Le faitne nous semble point absolument prouvé, et la critique moderne a prétendu, non