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Lettres missives familières entremeslees de certaines confabulations non moins utiles que recreatiues : ensemble Deux liures de l'utilité du train de marchandise
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F A M m S S E S, 44,

Hj * d rt desgersts de ce Pays, font de ce fie opinion, que (lexo ii\oir rendre leurs enfants Docteuis on Ltcemiez,,!"> pourtant leur font apprendre le Latin: mats de dixmille il n'e fen fait pas vn bon, & par an.ft plufiturs"V iv ftrdent beaucoup de tas:s a caufe de ce langage, fans: tuoit efgardtout premterement,fi les efyrtts des touueuM y font idoines à cela ou non. Et voila comment il' ai efiprins a celiuicy-.pourtant,fon Pere. voyant qu'après longues années (quil auoit ejlé a l'efiude)il n'a-!'*- mit encore gueres profité, le retira de ïefiole latine,frlecolloqua en nofire efcols Fraçoife, difaut,que veuqu'il entendait défia le Latin,te François luy faon tatplus facile à apprendre,penne que le François (corn-nniidifoit n'efi autre ebofe que l'eftoice du Latin.

Th. A mon aduis,ils fabufetit grandement,car te- r Dj que ceux qui fanent quafi par [alternent k Latin t:; : (&mefine ceux qui font parmnuz. iufques à la moelle: dularigage par manière de dire)ne pâment encore riemordre à l'efcorce du langage François,ws Ieâ. Voyla ou ils en font, quant à eux. Mais isiveniraj à ce fi' heure au poinft de la Matière, tiofircGentilhomme ne retenant nulles lettres du fis l'aretsif (p*raucr.ture pour ce que les (termes neftotetit pas filofi adtlreffées) s'enfuit de tiofire F fiole fans dire à(( ,j ; Dieu, le Maître en efioit fort tnarry, ne fachant la(| f, caufe peurquoy il eflott enfuy,ignorant a ufit le cheminjj l^'dauoit pr in;,pour le faire future,de forte que touter j toftre tnaifon efioit en trouble,peur ce Gentilhomme,

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