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2 Pt. 1 (1843)
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318
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3l8 remarques et observations

tant mes livres dans les inains , ma pensée fut de leurdonner des moyens prompts et faciles d'exécuter mestravaux.Mais, mon cher Carême, ils ont beaufaire, c'est à vous qu'ils sont redevables du dévelop-pement de leurs moyens de bien faire.Allons,allons , lui dis-je, s'il en est d'assez vains pour le mé-connaître , ils ne pensent pas tous de la même ma-nière. Oui, sans doute , me dit-il, j'en connaisaussi ; mais sans vos ouvrages, en seraient-ils?D'ailleurs, dans le temps de vosextras, en deux joursvous exécutiez quatre grosses pièces dont deux mon-tées (et chaque jour de nouveaux dessins) , les entréesde couleur , l'entremets de pâtisserie, et celui de su-cre. sont donc aujourd'hui les jeunes gens capablesde faire seuls les mêmes travaux en deux jours ? Jel'arrêtai : Ne vous fâchez pas, mon ami, ma car-rière ne ressemble en rien à la leur 5 ils ne s'aper-çoivent pas que cette réputation dont ils parlent avectant d'engouement sera bientôt éclipsée par d'autresjeunes gens plus habiles. Mes livres préconiseront dé-sormais ces réputations nouvelles, sans qu'ils puis-sent en arrêter les effets. Yoilà , mon ami , des faitsincontestables; et quoi qu'ils en puissent dire, ces vé-rités sont consolantes pour moi. J'aurai bientôt, jel'espère, achevc mes travaux culinaires; et, pour mevenger de cette jalousie de jeunesse , je veux les ini-tier de tous mes moyens au beau travail de la cui-sine moderne. J'ai su profiter d'un temps plus heu-reux pour l'art alimentaire. Yous avez vu commemoi les grands festins donnés du temps de l'éiwpire,et depuis cette époque mais il est vrai de dire queles jeunes gens amoureux de la science n'ont point