2(j() TROISIEME PARTIE.
verse cette ville, donne de très beau poisson d'eaudouce; puis elle procure, par sa navigation, une grandeldcilité pour i'arrivage de la marée, que les mar-chands de ce pays tiennent d'une extrême propretéet fraîcheur.
Les poissons que nous employons à Paris sont demême espèce que ceux servis à Londres, tandis queSaint-Pétersbourg, que la Neva embellit, a quel-ques poissons qui lui sont particuliers. Ce sont lesoudac, le herchy et le sterlet. La chair de ces pois-sons est d'un goût exquis, et les seigneurs russes ensont grands amateurs. Les poissons de mer y sontégalement bons et variés. Mais ce pays a un grandavantage par la durée de ses hivers : car les poissonsqui se rencontrent, d'une rare beauté, sont enterresdans des glacières, et s'y conservent pendant sixmois et plus, sans recevoir aucune atteinte ni altéra-tion. Cela ne doit pas étonner quand on pense auclimat glacial de la Russie. Cependant cette res-source est un grand avantage pour ceux de nos con-frères qui savent en profiter.
La ville de Moscou a les mêmes avantages que lacapitale des czars : le herchy, le soudac et le sterlets'y trouvent également, ainsi que l'esturgeon et latruite saumonée : le saumon seulement y est de mé-diocre qualité; la carpe, le brochet, l'anguille, legoujon et les écrevisses y sont excellents.
A Vienne, le houck et le chile que donne le Da-nube sont très estimés et méritent de 1 être par ladélicatesse de leur chair savoureuse ; ce fleuve four-nit encore une espèce de truite nommée chevaliere,et dont la forme est plus allongée que celles que