VI J
L'homnie riclic et avare mange pour vivre ; sav j c s 'écoule dans la médiocrité.
La cuisine est un art difficile ; l'Amphitryon gé-néreux en fait la grandeur et la dignité.
Le r .oble Amphitryon qui nous honore tic sa bien-veillance double notre zèle et notre dévouement.
Le premier talent du cuisinier est de savoir con-tenter son Amphitryon ; pour arriver à ce point, ildoit parfois transiger avec sa réputation , ce quiest pitoyable. C'est faire abnégation de soi-même,si l'Amphitryon ne sait pas reconnaître ce dévoue-ment.
C'est une bien triste position pour un cuisinier re-nommé que de servir un homme qui n'est pas sen-suel et qui se mêle de le juger. Je le répète , c'est lapire des conditions pour un artiste culinaire.
Malheur au 'grand cuisinier qui ne sait pas pro-liter de sa renommée : c'est une grande faute ; carietravail nous abyme , et nous devons le quitter avantque la santé nous manque , sinon nous en éprouvonsdes regrets.