2Q2 deuxième partie.
de commun avec l'art du peintre et du musicien ■ J epremier, par les nuances qu'il donne à ses coule ursproduit le grand ensemble de ses tableaux qui séduitla vue et l'imagination; le musicien , parla corabi-liaison de ses notes, produit l'harmonie, et le sens del'ouïe nous cause les plus douces sensations que puisseproduire la mélodie ; il en est de même à l'égard de110s combinaisons culinaires ; le sens de l'odorat et lepalais du gastronome éprouvent des sensations pa.reilles à celles de l'amateur de peinture et de musi-que , lorsque son oeil contemple l'en semble d'un bondîner. Que ces rapprochements n'effraient point lesadmirateurs de peinture et de musique. J'en appelleaux gastronomes qui professent les arts libéraux, eten particulier au célèbre Hossini : ce parallèle ne serapas pour eux un paradoxe. Oui, le charme de lagastronomie a eu dans les temps de l'antiquité eta dans nos temps modernes une grande influencesur les hommes de génie.
Que ceux de mes confrères qui appartiennent auxpetites maisons ne considèrent pas les dépenses quequelques uns de mes potages nécessitent pour leurpréparation comme une cause insurmontable pour yatteindre. 11 serait fâcheux, dis-je, pour ceux quisont forcés à une rigide économie, de croire qu'ils11e peuvent jamais en servir : car ils pourront re-duire les garnitures autant qu'ils le jugeront néces-saire , en les rendant moins comp.ìiquées et plus sim-ples; mais le point essentiel pour eux, c 'est d'avoirl'analyse des différentes manières de composer les as-saisonnements qui caractérisent nos potages français
et étrangers. Puis il n 'est pas quelques jours solen-