traité des potages espagnols. 23n
%
I l d 0 uze carottes, douze oignons, deux choux coupés^ par quartiers, un paquet c'a poireaux , un de céleri ,Sff puis le bouillon nécessaire pour mouiller convena-; blement les racines à leur surface; le bœuf étant à! moitié cuit, il ajoutait quelques tendrons de poitrineûií de mouton, un cervelas, quelques saucisses, deux'' ' perdrix, une poularde , deux pigeons, deux pieds deeiJ ^i C ochon, deux oreilles idem, six gousses d'ail, six clousS,i " lt de girofle,et un demi-gros de safran; il faisait encoreCe ®®: cuire à part des garvances ou pois chiches, et servaiti01tc © cette galimafrée sur un plat et les pois chiches par-dessus. L'aspect de ce ragoût devait être repoussant ;s j<fy>oi niais à cette époque la cuisine était encore dansdouera l'enfance de l'art ; ce ragoût était à la mode , et l'onle trouvait bien. Mais que dirait l'illustre Yatel lui-même, et le fameux Vincent-la-Chapelle , s'ils pou-vaient revenir des sombres bords pour voir l'élé-potajB t gance et la splendeur de notre cuisine moderne. Pointquelo; de confusion, partout le goût préside à nos travaux :,dev« et ce grand résultat vient d'un peu de dessin qui s'estaucos répandu parmi nous. Voilà le noble cachet de l'in-ts,afin- dustrie de Sa France au dix-neuvième siècle, et l'arturesti culinaire est arrivé de nos jours à son plus grand ac-; pouf ' froissement de splendeur.
tenant
IfSjUjllí 1