traité des bouillons médicinaux. 45
autant d'oseille, de poirée et de pourpier, puis lesfeuilles de deux laitues; émincez ces herbes potagèreset jetez-les dans un demi-litre d'eau bouillante;faites ébullitionner une seconde , et couvrez l'infu-sion; après vingt minutes d'infusion, vous ajoutezl!; une pointe de sel et deux onces de beurre frais ; pas-' s ez ce bouillon par le tamis de soie.
On doit en servir deux tasses le matin à jeûn, et, r deux tasses le soir, deux heures après avoir dîné.
jus d'hebbes.
Aprèsavoir épluché et lavé une poignée de cresson,;pu. la même quantité de feuilles de laitue, de petiteT oi chicorée sauvage , d'oseille et de cerfeuil, vous leségouttez et les pilez parfaitement dans le mortier,itiœ puis vous en exprimez le suc en les passant avec'ut pression par l'étamine fine. Servez de suite. Ces hér-ite- hes doivent être fraîchement cueillies afin de pro-ei duire l'effet qu'on attend de leur usage,il* J'ai soumis ces bouillons médicinaux, que j'aiif extraits et rajeunis de Yincent-la-Chapelle, à un* médecin réputé de nos jours, qui a blâmé seulement11» lebullition des herbes rafraîchissantes qui y sont in-te diquées, tandis que l'infusion pure et simple doit avoirlieu. J ai suivi cette méthode d'infusion, et ces bouil-lons, en recevant une nouvelle qualité, remplirontplus sûrement le but que se proposent les formulesdes médecins, dont Vexpérience a con firme la bonté.