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1 Pt. 1 (1843)
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XCVIII
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éblouissante, et d'un goût admirable. L'art de l epréparer fut, dans le siècle dernier, perfectionné en Si-cile parThéarion; il s'est mainteau parmi nous danstout son éclat, et n'a pas peu contribué aux progrès dela pâtisserie. Nous avons aujourd'hui mille moyenspour convertir toutes sortes de farines en une nour-riture aussi.saine qu 'agréable. Joignez à la farine defroment un peu de lait, d'huile et de sel, vous aurezces pains si délicats dont nous devons la connaissanceaux Cappadociens. Pétrissez-la avec du miel, rédui-sez votre pâte en feuilles minces, et propres à serouler à l'aspect du brasier, vous aurez ces gâteauxqu'on vient de vous offrir, et que vous avez trempésdans le vin ; mais il faut les servir tout brûlants. Cesglobules si doux et si légers qui les ont suivis deprès, se font dans la poêle avec de la farine de sé-same , du miel et de l'huile. Prenez de Forge mondé,brisez les grains dans un mortier, mettez-en la fa-rine dans un vase; versez-y de l'huile ; remuez cettebouillie pendant qu'elle cuit lentement sur le feu;nourrissez-la par intervalles avec du jus de poularde, oudechevreau, ou d'agneau; prenez garde surtout qu'ellene se répande au dehors, et quand elle est au justedegré de cuisson, servez. Nous avons des gâteauxfaits simplement avec du lait et du miel ; d'autresl'on joint au miel la farine de sésame, et le fromageou l'huile. Nous en avons enfin dans lesquels onenferme des fruits de différentes espèces. Les pâtésde lièvre sont dans le même genre, ainsi que les pâ-tés de becsigues et de eeb petits oiseaux qui voltigentdans les vignes.

En prononçant ces mots, Philonide s'empara