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nous, que les moules, les huîtres, les oursins ou hé-rissons de mer. Ces derniers se préparent quelquefoisavec l'oxymel, le persil et la menthe, ils sont déli-cieux quand on les pêche dans la pleine lune, et neméritent en aucun temps les reproches que leur fai-sait un Lacédémonien qui, n'ayant jamais vu ce co-quillage, prit le parti de le porter à sa bouche et d'endévorer les pointes tranchantes.
Je ne parlerai point des champignons, des asper-ges , des diverses espèces de concombres, et de cettevariété infinie de légumes qui se renouvellent tous lesjours au marché; mais je ne dois pas oublier que lesfruits de nosjardins ontune douceur exquise. La supé-riorité de nos figues est généralement reconnue ;réçemnient cueillies, elles font les délices des habitan ts de l'A l-lique ; séchées avec soin, on les transportedanslespayséloignés, et jusque sur la table du roi de Perse. Nosolives confites à la saumure irritent l'appétit ; cellesque nous nommons colymbades, sont par leur gros-seur et par leur goût, plus estimées que celles des au-tres pays. Les raisins connus sous le nom de Nicos -trate ne jouissent pas d'une moindre réputation.L'art de greffer procure aux poires et à la plupartde nos fruits les qualités que la nature leur avait re-fusées. L'Eubée nous fournit de très bonnes pommes;ia Phénicie , des dattes ; Corinthe, des coings dont ladouceur égale la beauté ; et Naxos , ces amandes sirenommées dans la Grèce.
Le tour du parasite étant venu, nous redoublâ-mes d'attention. II commença de cette manière.
Le pain que l'on sert sur nos tables, celui même{ l ue l'on vend au marché, est d'une blancheur1 - S